L’éducation « à la suédoise »

Il y a quelques temps j’ai écrit un article sur l’enfant roi en Suède. Les retours que j’ai pu avoir concernant cet article m’ont fait réaliser que l’éducation « à la suédoise » n’était pas toujours bien connue. Hormis le film « Même qu’on nait imbattables » de Marion Cuerq sorti en 2018, peu de choses sont vraiment montrées de la manière dont cela se passe en Suède. Pour ma part, j’ai choisi ici d’explorer cette question sous l’angle ethnologique. Je souhaite donc revenir sur la manière dont les enfants grandissent en Suède, car je pense qu’il y a beaucoup de malentendus depuis la France sur la manière dont les pays scandinaves envisagent l’éducation de leurs enfants. Tout d’abord, je tiens à préciser que mon but n’est pas de juger les parents, car je sais à quel point le métier de parent est difficile et combien on cherche à faire de son mieux compte tenu de son histoire personnelle, mais d’offrir des clefs de compréhension d’un autre modèle éducatif sur laquelle toute une société s’est construite. J’insiste sur le fait que la société suédoise moderne s’est construite sur ce modèle et non pas l’inverse car c’est ce qui fait sa spécificité et son originalité. L’éducation à la suédoise doit en effet être comprise dans le contexte dans lequel elle s’insère car la manière dont on éduque les enfants en Suède depuis maintenant 40 ans (en 1979 ont été abolis les châtiments corporels et humiliations) a construit la société suédoise d’aujourd’hui : les deux sont indissociables et se nourrissent mutuellement. En effet, par bien des aspects, la société suédoise est structurée différemment en comparaison avec beaucoup d’autres sociétés dans le monde. J’ai ainsi pu relever deux principales composantes qui structure la société suédoise moderne et qui expliquent en grande partie la manière dont on élève les enfants en Suède. Tout d’abord, la notion de hiérarchie est assez peu présente et la valeur de démocratie est une des valeurs fondatrices sur laquelle la société suédoise moderne s’est construite. Si la Suède devait se résumer en une phrase, cela serait « chacun est différent mais pareillement important ». Cette citation est en effet très importante dans la mesure où elle est affichée dans tous les lieux publics dédiés à l’enfance et à l’éducation : cette notion d’équité s’inscrit dans la culture des petits Suédois dès le plus jeune âge et participe à la construction des croyances collectives sur lesquelles une société se construit.

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« Chacun est différent mais pareillement important » Citation affichée sur le mur principal d’une förskola (Copyright Mathilde Gautier)

Partant de ce principe, chacun pense ce qu’il veut puisque son point de vue n’est pas plus important que celui de son voisin. Il découle de la valeur de démocratie la notion de liberté individuelle. Ainsi, chacun est libre de faire ce qu’il veut à partir du moment où il respecte les lois. A cela s’ajoute des règles sociétales qui structurent les relations entre les individus et régulent la société suédoise. Ces règles ne sont pas énoncées comme des lois et sont souvent implicites. Elles s’enseignent par imprégnation, au contact avec la culture. Elles sont le plus souvent transmises dès le plus jeune âge par les parents suédois et par le biais des institutions scolaires. Cela peut paraître paradoxale de se dire que la liberté de l’individu n’est rendue possible que parce que le groupe est invité à respecter et à faire partie prenante d’un cadre que lui-même a défini… mais, en réalité, c’est la clef du fonctionnement de la société suédoise qui se maintient grâce à la répétition et à la transmission du modèle d’une génération à une autre.

Je vous invite maintenant à lire ce qui va suivre de la manière la plus ouverte possible en essayant de vous décentrer de vous-même et en évitant le plus possible la comparaison avec d’autres cultures. Le modèle éducatif scandinave, en l’occurrence le modèle suédois, est un modèle unique en soi et, afin d’appréhender ce type d’éducation dans toutes ses subtilités, il convient de le découvrir avec la candeur de celui qui ne sait rien. Pour ceux qui s’interrogent et qui cherchent d’autres alternatives, je partage donc ici avec plaisir mon expérience de terrain et la compréhension de la culture suédoise après l’avoir moi-même expérimentée, accompagnée par l’école suédoise et les parents suédois qui m’ont montrée l’exemple. L’expérience de l’altérité a aussi ébranlé pas mal de mes certitudes et a permis de faire le reste : la confrontation avec d’autres cultures permet de s’interroger sur ses propres pratiques. A chacun son chemin et le mien ne vaut pas mieux qu’un autre. Mais je pense que lorsqu’on commence à se poser des questions, il peut être intéressant de voir comment les autres font pour explorer d’autres pistes jusqu’à trouver ce qui nous convient le mieux.

Origine de la croyance autour de l’enfant roi en Suède

La première observation que j’ai pu faire sur le terrain est que beaucoup de personnes qui ne sont pas suédoises (y compris les étrangers qui habitent en Suède) considèrent les enfants sont rois en Suède et mal éduqués. On trouve même des articles sur internet qui affirment que les petits Suédois sont insupportables, notamment parce qu’ils ont des droits. Pour ma part, je cherche encore un de ces enfants que je n’ai pas encore croisé en trois ans de vie en Suède malgré une fréquentation assidue des écoles locales et des familles suédoises. Il est vrai que je n’envisage pas l’enfance comme un territoire si lointain du mien. Mais j’ai beau observer, je ne rencontre que des petits Suédois plutôt sympathiques, joyeux et confiants en l’adulte. Où se cachent donc ces fameux enfants en voie de déification, maître dans leur demeure et d’une insolence inouïe vis-à-vis d’adultes faibles et sans autorité ? Mais de quelle Suède parlons-nous vraiment ? Première question qu’il convient alors de se poser : cette autorité dont l’adulte devrait faire preuve vis-à-vis de l’enfant, est-elle vraiment envisagée de la même manière en Suède que dans d’autres pays ? Est-elle vraiment nécessaire (et souhaitable) dans une société qui fonctionne de manière horizontale ? Je me suis donc interrogée sur les raisons pour lesquelles cette croyance autour de l’enfant roi suédois est si tenace.

Tout d’abord, je pense qu’il est facile d’émettre des jugements parfois hâtifs sans vraiment connaitre la Suède parce qu’on a lu tel ou tel article, parce qu’on a entendu dire comment ça se passait là-bas ou parce qu’on a fait un voyage touristique à Stockholm et qu’on a été spectateurs d’une ou deux scènes qui nous ont confortés dans nos croyances et certitudes. Ou tout simplement parce qu’on a du mal à se décentrer de sa propre culture ou qu’il peut être difficile de s’intégrer à la culture suédoise. Ces jugements sont en effet basés sur notre propre système de croyances : « Ces enfants ne se comportent pas comme ce à quoi je m’attends de la part d’un enfant donc ils sont forcément mal élevés ». Quant à considérer les enfants suédois malpolis, il faut là encore remettre la situation dans son contexte. En effet, les règles de politesse varient d’une culture à une autre, d’autant plus lorsque les sociétés ne sont pas construites sur le même modèle (horizontale/faible hiérarchie vs vertical/hiérarchie forte). Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, on n’utilise pas le « s’il vous plait » de la même manière en Suède ou en embrasse pas pour dire « bonjour » comme on le ferait en France. Le vouvoiement n’existe pas et les remerciements répondent à des règles culturelles précises comme le fait de remercier rarement pour des services considérés comme « dus ». Par exemple, donner un pourboire à un livreur suédois ne sera pas compris et il est probable qu’il ne remercie pas puisqu’il est déjà payé pour faire son travail de livraison. Cela peut paraître très impoli pour un Français mais tout à fait normal pour un Suédois.  Il est donc important d’avoir conscience que ces règles de politesse diffèrent d’une culture à une autre avant de juger suivant le prisme unique de sa propre culture. D’autre part, il peut arriver que l’on juge par rapport à des cas isolés et que l’on ait alors tendance à généraliser de la sorte : « Je connais une famille suédoise dont les enfants n’ont aucune limite donc tous les enfants suédois sont des enfants rois ». Certes le laxisme existe partout y compris en Suède mais il n’est vraiment pas la norme en termes d’éducation comme nous allons pouvoir l’analyser dans cet article. Ainsi, lorsque l’on juge sans connaitre les mécanismes d’une culture ou d’une société en se rapportant uniquement à son propre système de croyances comme base référente, on fait de « l’ethnocentrisme ». Ce mécanisme souvent inconscient consiste à transposer le fonctionnement d’une culture à sa propre culture de référence, sans chercher à s’interroger sur les différences visibles.

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Pixabay

L’une de ses différences visibles qui donne l’impression de laisser-aller chez les parents suédois trouve son origine dans la pression sociale. Tout comme des parents français ne voudraient surtout pas paraître laxistes en société et pourraient alors faire preuve d’un certain autoritarisme en public (ne pas perdre la face), les parents suédois eux ont un rapport inversé à la pression sociale. Il ne faut en effet surtout pas donner l’impression qu’on pourrait jouer d’un rapport de force avec son enfant. Comme dans toute société dite « horizontale » (c’est-à-dire avec un principe hiérarchique faible), la culture suédoise n’est pas une culture de l’opposition ou du conflit que cela soit donc avec un enfant ou un adulte. Les Suédois sont experts de la résolution du conflit par le consensus et par la discussion. Il est inconcevable pour eux d’imposer son point de vue ou de décider à la place des autres. En revanche, on décide pour soi-même et en fonction de ce qui nous convient le mieux et en respectant un cadre préalablement défini. Le parent va plutôt préférer éviter les situations susceptibles d’être difficiles pour lui ou pour son enfant et il lâchera prise sur des situations dont il a besoin de temps pour désamorcer les tensions par la discussion, le but étant de rester calme avant tout. Cela ne signifie pas pour autant que la Suède est un pays où l’enfant décide pour ses parents. Je dirais plutôt que les décisions sont prises dans l’intérêt de chacun. La société suédoise fait ainsi en sorte de faciliter le quotidien des parents pour leur éviter d’avoir à gérer trop de difficultés avec leurs enfants (horaires en semaine aménagés pour les familles, congés parental, possibilité de s’absenter quand son enfant est malade sans justificatif, etc). La société suédoise étant très structurée et organisée, elle offre ainsi un repère puissant pour l’individu qui pourrait se perdre en chemin, un cadre structurant et rassurant pour les adultes autant que pour les enfants.

L’importance du cadre

La société suédoise est ainsi construite sur la nécessité de respecter le cadre pour construire leur liberté individuelle. Sans cadre, pas de liberté. Mais comment cela est-il possible ?

La liberté dans le cadre. Pour expliquer le principe, j’aime bien faire ce parallèle avec le processus de créativité. Qui n’a pas entendu parler de cette fameuse expression « thinking outside of the box » ? On ne peut en effet pas être créatifs si on ne fait pas appel à un cadre pour permettre l’expression de cette créativité. La limitation du temps est par exemple un cadre intéressant pour se dépasser soi-même. Cette limite structure l’acte créatif. Toute limite permet la créativité. Sans limite, il est en effet beaucoup plus difficile d’être créatif : si on a tout le temps que l’on souhaite à disposition, il est fort possible qu’on ne fasse rien au final et que l’on remette à plus tard la tâche. C’est le principe même du relativisme : si tout est possible, plus rien ne l’est. Si tout se vaut, rien ne se vaut. Les repères se diluent et cela devient au final très angoissant. Cela vaut autant pour un enfant que pour un adulte. Il s’agit d’un processus connu des artistes et des créatifs qui peut s’appliquer à n’importe quel domaine de notre vie, y compris celui de l’éducation. Le cadre est en effet essentiel pour permettre à l’individu d’être libre et de se sentir en sécurité. La société suédoise l’a bien compris et, en observant de plus près la manière dont elle se structure, j’ai pu identifier deux types de règles sociétales à l’œuvre.

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Les deux types de règles sociétales

Les deux types de règles qui structurent la société suédoise et que les familles suédoises appliquent spontanément sont les suivantes.

Les règles de société consistent à respecter les règles qui permettent à tous de vivre-ensemble. Parmi ces règles et, entre autres : apprendre à écouter une personne qui parle avant de parler à son tour, apprendre à faire la queue et respecter son tour, apprendre à débarrasser son assiette et à ranger ses affaires, apprendre à retirer ses chaussures quand on rentre chez quelqu’un, apprendre à s’exprimer avec des mots sans taper… Les förskolor et les écoles travaillent énormément sur ces aspects au quotidien. C’est la base de l’enseignement. Une fois que le savoir-être et savoir-vivre ensemble ont été acquis, il est alors possible de passer aux savoirs plus traditionnels. Et cela facilite évidemment énormément le travail des parents qui doivent bien sûr ensuite faire preuve de cohérence et d’exemplarité à la maison afin que cela devienne finalement un fonctionnement naturel pour tout le monde.

Les règles de sécurité consistent à respecter les règles de sécurité pour soi-même et pour les autres. Les enfants apprennent ainsi très tôt à traverser une rue au passage piéton (les förskolor ont pour habitude d’organiser des sorties en ville pour habituer les enfants à appréhender les dangers de la voie publique). Les förskolor mettent aussi les enfants en situation d’apprentissage de situations qui pourraient être dangereuses (monter sur un banc à la verticale, manier une scie, des clous, un marteau…) afin d’apprendre à dépasser le danger et à le maîtriser. Ces règles de sécurité sont instruites à l’école mais aussi à la maison. La vaccination est par exemple une règle de sécurité de base pour les parents suédois. Elle n’est pas obligatoire mais les parents considèrent que c’est la base pour protéger son enfant. Ainsi, le taux de vaccination pour la rougeole est de 97% entre 2015 et 2018 selon Folkhälsomyndigheten, l’agence nationale de santé suédoise.

Ces règles ont aussi un effet de régulation sociale comme cette fameuse règle de ne manger des bonbons que le samedi (« lördagsgodis », contraction de samedi « lördag » et bonbons « godis ») qui est devenue une règle de société dont le but est à la fois de réguler la consommation des bonbons et de protéger les dents qui supportent mieux la prise hebdomadaire de sucre plutôt que plusieurs fois par semaine. On peut même lire sur le site de l’agence nationale de santé dentaire suédois qu’il faut éviter de donner des bonbons et du sucre aux enfants et que c’est la raison pour laquelle il convient d’en donner une seule fois par semaine- « lördagsgodis »

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Extrait des recommandations données par l’agence de nationale de santé dentaire suédois (Folktandvården)

Cet exemple est particulièrement intéressant pour illustrer cette notion de « liberté dans le cadre » : on peut manger des bonbons mais uniquement une fois par semaine et en même temps que tout le monde ce qui implique l’exemplarité et de ne pas déroger à la règle pour éviter de tenter les enfants en dehors de ce cadre. Une série télévisée suédoise illustre parfaitement ce fonctionnement sociétal (lien pour visionner la vidéo sur le compte Instagram de Marion Cuerq qui l’a diffusée après avoir réalisé les sous-titres en français).

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Pixabay

Ces deux types de règles ne peuvent bien sûr pas fonctionner si on ne les applique pas à soi-même, le principe d’exemplarité étant également une valeur fondamentale de la société suédoise. C’est en montrant l’exemple que l’adulte transmet. Il ne peut exiger de l’enfant ce qu’il ne fait pas soi-même. La société suédoise est cohérente à tous les niveaux et peut ainsi sembler rigide aux yeux de ceux qui n’ont pas l’habitude d’un fonctionnement aussi linéaire, aussi horizontal. Mais cette rigidité en apparence est tout simplement garante de la liberté et de la sécurité de chacun.

Cette cohérence, on la retrouve également dans le milieu scolaire. J’en ai déjà beaucoup parlé précédemment donc je ne m’attarderai pas : les förskolor (crèche/école maternelle) et l’école suédoise proposent également un cadre très structurant tout en laissant à l’enfant la liberté d’être un enfant, c’est-à-dire remuant, énergique, curieux, grimpeur, rieur, pleureur, spontané, courant dans tous les sens et posant toutes les questions qu’ils souhaitent poser.

L’éducation « à la scandinave »

Concrètement, comment l’éducation « à la scandinave » fonctionne-elle ? Aujourd’hui, ce fonctionnement me semble une évidence mais j’ai d’abord dû apprendre car rien n’était inné pour moi. Comme me disait un ami suédois : « Mais vous ne connaissez pas la pédagogie scandinave en France ? » Je ne suis en effet pas certaine que nous connaissions véritablement cette manière de faire avec les enfants en France puisqu’on ne nous l’a jamais transmise. Cela est bien dommage car je pense qu’elle présente une alternative éducative intéressante qui a fait ses preuves depuis 40 ans maintenant. Avec l’aide de cet ami suédois, j’ai élaboré ce petit schéma afin d’expliquer le fonctionnement « l’éducation à la scandinave » avec pour comparaison deux autres modalités « éducatives » (autoritarisme et laxisme) actuellement fortement critiquées de part et d’autre dans nos sociétés occidentales. L’objectif de ce schéma est de montrer comment une méthode éducative répond à des objectifs très précis (égalité et démocratie) lorsqu’elle est pensée et portée par une société toute entière contrairement à d’autres modalités éducatives qui ne sont rien d’autres que des postures qui reposent sur des appréciations personnelles.

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En Suède, éducation et projet de société vont de pairs. L’éducation est considérée comme un moyen pour former de futurs citoyens en phase avec le projet démocratique suédois qui suppose l’égalité entre tous les individus. On s’appuie sur un cadre constitué de règles pour permettre à tout le monde de vivre ensemble et de se sentir en sécurité sans avoir recours à ce qu’on appelle les « violences éducatives ordinaires ». L’horizontalité de la société suédoise ne signifie pas que l’enfant est considéré comme un adulte mais que l’enfant a des droits au même titre que l’adulte en a aussi. Plus la société est horizontale, plus il est nécessaire d’instaurer des règles pour permettre le bon fonctionnement de la société. Cela implique donc un respect mutuel des uns et des autres en fonction de leurs droits respectifs. Nous sommes bien loin des croyances autour de l’enfant roi qu’on voudrait nous faire croire sans avoir essayer de comprendre au préalable comment la majorité des familles suédoises fonctionne. Nous sommes également loin d’un modèle autoritaire et tout puissant de l’adulte qui prévalait dans la vieille Europe dans les années 1900, y compris en Suède. Tous les individus, quel que soit leur âge, participe au fonctionnement de la société suédoise grâce notamment à la mise en place d’un cadre structurant. Ces règles sont essentielles pour asseoir les valeurs fondatrices de la société suédoise actuelle : le respect, l’écoute et la résolution des conflits sans violence. Pour autant, cela ne signifie pas que tout est parfait en Suède et qu’il n’y a pas de problèmes. L’éducation fait beaucoup mais ne fait pas tout. Il faut aussi prendre en compte beaucoup d’autres facteurs comme les échecs personnels, les ruptures, les rejets, les rencontres qui sont faites tout au long de la vie, le vécu de chacun, les migrations, les déménagements, le chômage, les maladies, les deuils et les drames. Des problèmes, il y en a donc aussi en Suède comme partout ailleurs, mais il y a de l’espoir dans la jeunesse, et cet espoir apaise et rend les difficultés peut-être un peu plus douces qu’ailleurs.

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