Chercher (et trouver) du travail en Suède

Si vous ne faites pas partie de ceux qui ont réussi à trouver du travail depuis la France et que vous cherchez du travail en Suède hors d’une grande ville type Stockholm, Malmö ou Göteborg, je vous invite à découvrir ici comment faire. Deux ans de recherche (plus ou moins active) et d’intégration dans la région du Värmland m’ont permis de dresser un état des lieux de ce qu’il fallait faire (et ne pas faire) lorsqu’on cherche à s’implanter localement. La recherche d’emploi en Suède repose sur le même principe qu’en France mais elle implique de nouveaux paramètres à prendre en compte pour optimiser ses avancées et éviter de trop nombreuses déceptions.

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Chercher du travail n’est pas de tout repos, encore plus lorsqu’on cherche dans un pays qui n’est pas le sien. La première difficulté est évidemment celle de la langue car, même s’il est vrai qu’il est possible de décrocher un job en anglais dans une grande entreprise internationale à Stockholm, cela n’est pas toujours possible pour des professions dans des secteurs tel que le médical, l’enseignement ou encore les services. Certains métiers nécessitent en effet une mise à niveau ou un diplôme suédois spécifique. C’est le cas du secteur médical et de l’éducation. Malgré un besoin important de professionnels de santé et d’enseignants, les Suédois ne dérogent pas à la nécessité d’en passer par le retour à la case études en Suède. Les enseignants ont notamment besoin d’une « legitimation », c’est-à-dire l’équivalent d’un bac+3, qui donne l’autorisation d’enseigner de manière permanente (et donc légitime) dans le pays. D’autres métiers comme ceux de la communication et du marketing requiert également de connaître les techniques spécifiques au secteur suédois. Il faudra parfois en passer par des stages (« praktik ») non rémunérés (donc faciles à obtenir en s’adressant directement à l’employeur), mais qui permettent d’apprendre et de travailler son réseau. Quant à ceux qui veulent juste gagner de l’argent, il faut voir du côté des emplois types McDo/faire des ménages/s’occuper de personnes âgées. Ces postes sont facilement accessibles si on ne maîtrise pas bien le suédois ou si on n’a pas les diplômes requis, mais cela ne présage rien de la suite si vous aspirez à un emploi qui corresponde davantage à ce que vous faisiez dans votre pays d’origine.

Chercher en anglais ou en suédois ?

Les offres d’emploi sont forcément majoritairement en suédois. Celles qui sont en anglais sont un indicateur positif pour envoyer une candidature en anglais. Mais, de plus en plus, je lis des annonces où il est demandé un suédois impeccable à l’oral et à l’écrit. Le premier conseil que je puisse donc donner est de parler, écrire et comprendre le suédois. L’idéal est encore de commencer à chercher du travail quand on a atteint un niveau « Svenska som andraspråk » équivalent à un niveau B2/C1 (après vingt mois d’apprentissage pour ma part), car on gagne en légitimité (et en autonomie) et on peut avoir une discussion courante. Cela rassure l’employeur dans notre volonté d’intégration qui sait très bien que l’apprentissage de la langue se perfectionnera au contact quotidien avec des collègues.

Pour ce qui est du CV et de la lettre de motivation, je n’ai jamais eu de retour lorsqu’ils étaient rédigés en anglais. En revanche, j’ai obtenu un entretien dans une entreprise internationale avec une candidature en suédois et j’ai toujours eu des retours par e-mails (ce qui n’était pas le cas avec le cv en anglais). Pour rédiger ce cv et cette lettre de motivation, je ne suis pas passée par un traducteur. J’ai tout simplement chercher des modèles sur internet de candidats suédois ayant mon profil et j’ai rédigé un brouillon sur le même modèle (formulation en suédois et design très sobre) que j’ai fait reprendre par un ami suédois. Il faut savoir que l’agence d’aide à l’emploi suédoise, l’Arbetsformedlingen, n’est pas très aidante sur ces points, surtout lorsqu’on ne touche aucune indemnisation. De plus, le système et la culture suédoises reposent beaucoup sur l’individualité et l’autonomie : chacun est censé trouver par lui-même et se créer son propre réseau. En gros, si vous ne trouvez pas de travail, ce sera de votre faute car vous n’avez pas bien cherché ou pas su activer les bons réseaux ou encore vous n’avez pas voulu reprendre des études… Mais ce ne sera jamais la responsabilité du marché de l’emploi ou encore moins celle de l’Arbetsformedlingen si vous ne trouvez pas un emploi.

Comment chercher un travail ?

Si vous n’avez pas de diplômes universitaires suédois (ces derniers facilitent grandement l’accès au marché de l’emploi local), la première étape consiste à faire reconnaître ses diplômes en Suède. Il faut pour cela demander une traduction à l’organisme Universitets- och högskolerådet via son site en ligne et faire preuve de patience car la réponse (pas toujours positive d’ailleurs lorsqu’il s’agit d’un diplôme hors du système universitaire classique) peut prendre jusqu’à 9 mois. Il est nécessaire d’avoir un personnummer pour faire la demande. Donc prenez votre mal en patience et privilégiez peut-être l’apprentissage du suédois pendant ce temps !

Vos diplômes équivalents à des diplômes suédois en poche, la deuxième étape consiste à s’inscrire à l’Arbetsformedlingen (en ligne ou directement en agence). Même si on ne reçoit pas d’indemnités, cela permet d’avoir un peu de suivi malgré tout, d’avoir parfois accès à des formations ponctuelles d’aide à la recherche d’emploi et de se faire repérer comme demandeur d’emploi en Suède. Une grande partie des offres d’emploi sont accessibles via le site de l’Arbetsformedlingen ou sur d’autres portails dédiés à l’emploi comme Manpower ou Monster mais une autre partie est invisible et se trouve de manière informelle ou directement sur les sites des employeurs.

Pour répondre à une offre d’emploi, il semblerait qu’il soit important de passer un coup de fil à l’employeur (« arbetsgivare ») pour lui montrer votre intérêt en lui posant quelques questions sur le poste (il y a toujours un contact précisé à la fin de l’annonce). J’avoue que j’ai beaucoup de mal à le faire car je ne me sens pas suffisamment à l’aise au téléphone en suédois mais c’est vraiment mieux si on peut le faire. Il faut ensuite postuler (« ansöka ») via une plateforme de recrutement type Varbi (le lien est toujours indiqué dans l’annonce) sans passer par l’employeur directement. Il faut alors entrer toutes ses informations personnelles et cela peut prendre un certain temps. L’avantage est que celles-ci sont sauvegardées et que l’on gagne du temps pour les candidatures suivantes si elles sont enregistrées sur la même plateforme. Il est aussi possible de revenir sur sa candidature et de la modifier avant la date de fin de candidature. Si le poste n’a pas déjà été pourvu avant la publication de l’annonce (ce qui est parfois le cas), l’employeur attend la fin de la période annoncée pour faire le tri dans les candidatures. On est en général assez rapidement appelé si on a été choisi pour un entretien. Dans le cas contraire, on reçoit quelques semaines plus tard un e-mail standard pour nous signaler le nom de la personne qui a été retenue pour le poste. La phase d’entretien (« intervju ») est donc assez rapide mais celle du recrutement peut en revanche être plus ou moins longue. Par exemple, pour un recrutement à l’université, il peut s’écouler plusieurs moins entre la réponse positive et votre prise de poste. Les Suédois sont en effet très prévoyants et le rapport au temps en Suède n’est pas le même qu’en France.

Autre élément important à savoir : les postes à temps plein ne sont pas les plus courants (« heltid »). Il n’est pas rare de postuler pour des postes à mi-temps (« deltid ») ou encore à 80% ou même 20%. Cela permet une certaine flexibilité pour l’employeur mais aussi pour l’employé qui occupe souvent plusieurs postes dans différentes entreprises. De même, il est fréquent de voir passer des postes de « vikarie », c’est-à-dire des remplacements ou des postes temporaires, en soutien à l’équipe (souvent le cas durant l’été ou dans les communes qui recrutent ponctuellement dans les förskolas ou les skolas). Ces postes présentent l’avantage de pouvoir se faire facilement recruter car l’entreprise ne prend pas trop de risques. Cela peut être intéressant pour un premier job car il est souvent la clef pour accéder à d’autres emplois plus facilement. En effet, autre particularisme suédois important à connaître : il faut pouvoir justifier d’au moins deux « referens », c’est-à-dire des personnes référentes avec qui on a travaillé et qui seront contactées par le recruteur pour en savoir plus sur le candidat. Donc sans travail en Suède, pas de « referens » et donc pas de travail…

Que faire si on décroche un entretien et comment se préparer ?

Ça y est, on vous appelle, vous décrochez votre premier entretien ! Comment faire pour s’y préparer au mieux ? Voici quelques conseils pour vous aider.

Comment s’habiller ?

Tout d’abord, il convient de s’habiller sobrement et de manière non ostentatoire (on évite les talons aiguilles, les bijoux et trop de maquillage). Le plus important est d’être à l’aise et de le faire sentir à l’employeur. L’informel prédomine dans les entreprises suédoises et cela vaut aussi pour les entretiens où vous serez tout de suite tutoyé et appelé par votre prénom (et vous ferez de même avec votre supérieur).

Comment se préparer ?

L’entretien d’embauche en Suède est très codifié. Une série de questions est généralement posée durant l’entretien et se sont généralement toujours les mêmes. Les voici :

Parlez moi de vous ! Compliqué de parler de soi d’autant plus que c’est en général la première question qui vient et qui est de loin la plus importante. Il faut rester le plus naturel possible et parler positivement de soi en évitant de se focaliser uniquement sur sa vie professionnelle. En général, en quelques mots on fait une synthèse de son parcours, on révèle où on habite, avec qui et pourquoi on habite là. Toute la subtilité est de ne pas trop parler de sa vie privée mais de l’évoquer en restant factuel (il vaut mieux éviter les explications trop émotionnelles du genre « j’ai quitté la France parce que je ne trouvais pas ma place », par exemple). Attention également à la question piège « quelles sont les différences entre la France et la Suède » qui peut venir pour le coup spontanément et avec beaucoup d’intérêt de la part de votre interlocuteur, mais qui peut être très inconfortable et assez réducteur pour vous, car cela revient quelque part à faire d’un cas général (culture de l’entreprise française) un cas particulier (vous). En effet, les Suédois ne comprennent pas, par exemple, les notions de présentéisme et de hiérarchie, ou pourquoi on doit imposer son point de vue pour exister, ou encore que l’on puisse culpabiliser de s’absenter pour s’occuper de son enfant malade. Le risque est de passer pour quelqu’un qui ne se respecte pas et qui ne respecte pas les autres (alors que c’est la culture d’entreprise qui pousse l’individu à agir de la sorte), ce qui sera sûrement très mal vu et vous fera perdre des points.

Pourquoi avez-vous postuler à ce poste ? Vous pouvez dire tout simplement que vous avez besoin d’un travail et que celui-ci correspond à vos attentes et qualifications, que cela vous semble approprié et que vous pensez pouvoir apporter aussi quelque chose de positif à l’entreprise.

Quelles sont tes précédentes expériences qui pourront t’être utiles pour ce poste ? Classique. Toujours parler positivement de ses précédents employeurs et se montrer enthousiasme (vocabulaire utile en suédois : « spännande », « härligt », « intressant »).

Quelles sont tes qualités personnelles qui te paraissent importantes pour ce poste ? Coller le plus possible aux qualités requises pour le poste (qui figurent toujours dans la fiche de poste) en illustrant par des exemples concrets. Par exemple : « Je suis adaptable et sais gérer plusieurs dossiers à la fois en priorisant par ordre d’importance les tâches. Pour y arriver, je n’hésite pas à utiliser des post-it, un agenda et des marqueurs de différentes couleurs ». Cela peut paraître un peu stupide dit comme cela mais cela est en réalité très sérieux, la mentalité suédoise étant reine de la planification et de l’organisation. Évitez de dire que, parce que vous êtes Français, vous allez apporter un peu de fantaisie à l’entreprise. Cela risque d’être mal perçu, voire incompris ou, pire, de les stresser. Et un Suédois qui stresse est un Suédois perdu.

Comment travailles-tu sous stress ? La fameuse question sur le stress. Les Suédois sont en général phobiques du stress. C’est donc une question très importante car on va vous juger sur votre capacité à ne pas faire supporter votre stress aux autres et à rester agréable pour le groupe quoi qu’il arrive. Il faut donc expliquer que vous travaillez beaucoup sur vous pour apprendre à maîtriser votre stress. Si vous faites du yoga ou de la méditation, c’est le moment de le dire et cela sera d’autant plus apprécié que ces deux pratiques sont à la mode en ce moment en Suède.

Comment gères-tu un conflit ? Question également essentielle car les Suédois ont horreur du conflit (« konflikträdd »), raison pour laquelle on ne s’oppose jamais frontalement à un Suédois et qu’on respecte toujours son avis. Il faudra ici raconter une situation que vous avez précédemment vécu et que vous avez su dépasser sans difficultés majeures. En général, en Suède, on s’assoit tous à une table, on discute et on trouve des compromis. Évitez donc les situations de dominants à dominés où vous avez tapé du point sur la table en élevant la voix « c’est comme ça et pas autrement ! » C’est le genre de situation qui fera stresser votre interlocuteur suédois (et vous l’aurez alors perdu). De même, on évite la position passive en disant que vous avez fait le mort, car la gestion du conflit en Suède implique de trouver une solution.

As-tu des questions à nous poser ? Classique. Je ne détaille pas, car cela dépend de chaque situation personnelle.

Et maintenant, il faut s’entraîner à dire tout ça en suédois 😀

Comment se comporter ?

Tout d’abord, soyez plus que ponctuel ! Vous serez ensuite vraisemblablement accueilli par la RH ainsi que par votre éventuel(le) futur(e) supérieur(e) à qui il convient de serrer la main en regardant bien droit dans les yeux. Il faut toujours rester à l’écoute de l’employeur, attendre son tour pour prendre la parole, ne pas lui couper la parole, éviter d’être trop direct et rester humble. Quant au téléphone, il est bien sûr éteint et au fond du sac. Cela vaut aussi pour les entretiens informels. C’est aussi tout un langage culturel et corporel à appréhender. Vous ne serez jamais Suédois (et moi non plus), mais il est important de connaître les bases de la communication interculturelle pour éviter les impairs et éviter de rater le poste uniquement parce que c’est la culture qui a trop parlé à votre place. Sur la question des comportements, se référer à un de mes précédents articles.

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Et après l’entretien ?

C’est toujours bien de remercier par e-mail votre interlocuteur pour le temps qu’il a pris pour vous rencontrer. Les Suédois ont pour habitude de beaucoup se remercier et cela fait partie du rituel social.

Si vous avez eu le poste, les choses suivront leur cours classiquement. En revanche, si l’employeur a recruté quelqu’un d’autre, vous pouvez demander un retour pour vous améliorer. Cela sera généralement bien perçu (toujours utile si vous souhaitez postuler de nouveau un jour auprès de cet employeur) et on vous aidera volontiers.

Et le networking dans tout ça ?

La recherche d’emploi uniquement par la voie classique de la candidature en ligne peut s’avérer assez laborieuse. Mais, bonne nouvelle, il est possible de trouver autrement du travail en Suède et de manière beaucoup plus informelle grâce au networking. Le networking prend plusieurs visages ici comme ailleurs. Tout d’abord, il est essentiel d’avoir un compte professionnel sur Linkedin (en anglais pour le coup) et, surtout, d’y être actif ! Commentez, publiez, soyez positif et faites vous remarquer. Ne vous faites pas oublier de la communauté virtuelle qui saura se rappeler à vous en cas de besoin. Facebook est aussi un bon moyen pour avoir accès à des informations (groupes de recherche d’emploi) et à des événements proches de chez vous. La plupart des événements professionnels sont annoncés via Facebook et cela vous permet d’être informé des « after works » ou de « speed dating » professionnels (dans le Värmland, se renseigner auprès de l’entreprise Ny i Värmland). Bref, le virtuel est un très bon moyen pour rencontrer du monde en vrai et créer son propre réseau localement. En général, une première rencontre en amène une autre et ainsi de suite. Jusqu’à tomber sur la bonne personne avec qui on aura le bon feeling et ce sera parti. En effet, les compétences seules ne suffisent pas (sauf si on est hyper spécialisé dans un secteur en forte demande) et les qualités personnelles, la capacité à entrer en relation sont la clef de la réussite. Un des codes culturels à connaître est le remerciement. On se remercie en direct pour le moment passé ensemble et on s’envoie ensuite un e-mail pour se remercier de la rencontre. Et si on vous remercie encore, vous pouvez encore remercier (jusqu’à quatre fois maximum). C’est parfois un peu pesant mais c’est comme ça. Et si les rencontres se sont faites collectivement, via un organisme de recrutement (type « speed dating »), prenez des photos durant la rencontre (jamais de personnes sans leur accord et sans leur expliquer ce que vous allez en faire) et rangez immédiatement votre téléphone portable. Vous pourrez ensuite faire un petit reportage sur Linkedin en taguant toutes les personnes avec qui vous avez eu un bon feeling et en les remerciant pour cette formidable rencontre 😉

Enfin, il n’y a pas de honte à demander de l’aide autour de soi, au contraire. Cela sera perçu comme une preuve d’humilité. Mais attention à rester pro-actif car la passivité, la critique et la victimisation font, à l’inverse, fuir les Suédois.

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A quel rythme ?

Après avoir tenté de chercher en même temps que j’étudiais le suédois, j’en ai conclus que cela ne fonctionnait pas. La recherche d’emploi est un vrai travail à plein temps qui nécessite de se mobiliser tout son temps. La recherche à mi-temps n’est pas efficace et fait que l’on s’éparpille. Il faut se montrer, il faut exister, il faut être partout. Cela fait plus de 4 mois que je suis maintenant dans cette dynamique. J’ai obtenu un entretien d’embauche via la voie classique, un autre par la voie détournée (contact direct et envoi d’une proposition de service) et j’ai rencontré de nombreux employeurs de manière informelle. Ces rencontres se sont toutes révélées passionnantes et enrichissantes même si je n’ai pas encore atteint mon objectif. Parfois nous tombions d’accord pour dire que la direction que je prenais n’était pas la bonne et qu’il fallait plutôt que je contacte telle ou telle entreprise. Je vis cette expérience comme une sorte de chasse au trésor avec des rebondissements permanents qui m’apportent leur lot de joies et de déceptions. Mais les Suédois que je rencontre sont toujours là pour aider et souvent m’ont beaucoup appris dans la compréhension de ce que je pouvais faire ici et de ce que je pouvais apporter à la société suédoise, me confortant au final que je devais suivre ma propre voie et que chacun avait une place à prendre lorsque celle-ci était juste.

Je réalise que cette recherche prend parfois des tournures de parcours du combattant. Mais je ne vais pas mentir en disant qu’il peut-être vraiment difficile de trouver un emploi en Suède lorsqu’on ne vit pas dans une grande ville ! Au-delà du fait que la vie citadine ne convient pas à tout le monde, il n’est pas toujours possible de déménager avant de trouver un emploi. Car, en général, il convient de déménager dans un premier temps de mener ses recherches ensuite : cela rassure l’employeur qui connait les difficultés à trouver un appartement sur place. Stockholm comme Göteborg ont en effet elles aussi des inconvénients, comme notamment des difficultés d’accès au logement (onéreux et en pénurie avec un accès très long à la location allant parfois jusqu’à 20 ans d’attente !) ou encore des transports très chers. Chaque système a ses inconvénients et ses avantages. Reste à savoir ceux qui vous conviennent le mieux pour vous ! Voici donc mon retour d’expériences qui, je l’espère, permettra de faire gagner du temps dans ce parcours qui peut s’avérer long… Et pour les entrepreneurs, il y a toujours la possibilité de créer son entreprise !

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