Ce que j’aurais aimé savoir avant de partir

En lisant des commentaires de Français cherchant à s’installer en Suède, j’ai réalisé qu’il y avait peu de retour d’expériences compilées pour les francophones.

Je tente le challenge de rassembler ici toutes les informations qui m’auraient été bien utiles il y a un an avant de partir vivre en Suède. J’ai déjà écrit quelques billets sur la question de l’apprentissage du suédois, du personnummer ou du logement. Avec le recul, j’ai réalisé tout ce qu’il aurait fallu que je sache avant de partir pour moins angoisser ou perdre moins de temps. Je vais donc essayer de dresser un panorama de ce qu’implique une installation en Suède et toutes les difficultés auxquelles on peut être confronté en débarquant dans un nouveau pays avec ses propres codes culturels et fonctionnements.

Je précise que j’habite dans une petite ville du centre de la Suède et que la configuration n’est pas la même que dans une grande ville comme Stockholm, Malmö ou Göteborg.

Les Suédois et la langue anglaise

A mon sens, il est impossible d’être intégré dans la société suédoise si on ne parle pas correctement le Suédois. L’anglais est utile pour le début ou quand on n’arrive pas à trouver ses mots mais il n’est absolument pas suffisant pour envisager de rester à long terme en Suède. Alors oui, j’ai entendu des Français dire qu’ils habitent depuis 3, 5, 8 ans à Stockholm… et qu’ils ne parlent toujours pas le Suédois. Ce genre de situation signifie que ces Français ont été, dans la plupart du temps, recrutés par une grande entreprise sur Stockholm ou Göteborg et qu’ils fréquentent principalement la communauté d’expatriés. On ne peut pas vraiment parler d’intégration dans ce cas mais plutôt d’expatriation, laquelle implique souvent un faible investissement de la part de l’expatrié car il sait qu’il rentrera prochainement en France ou qu’il ira s’installer à terme dans un autre pays. Pour toutes ces personnes dans ce type de configuration, je leur recommande de se rapprocher des communautés françaises en Suède, très présentes notamment sur Facebook. Et pour les autres, ceux qui souhaiteraient notamment partir à l’aventure avec leur famille pour une durée indéterminée, il convient de procéder autrement et de s’investir vraiment dans l’apprentissage de la langue. Il est possible de commencer à apprendre un peu avant de partir mais on apprend vraiment une fois sur place via, entre autres, les cours de langues accessibles aux migrants.

Les Suédois parlent quasiment tous très bien l’anglais même si certains vous diront le contraire. Mais cela n’est vraiment pas suffisant si vous souhaitez trouver un travail sur place sauf si vous habitez à Stockholm, Göteborg ou Malmö et que vous avez un anglais suffisant pour travailler dans une grosse entreprise. Imaginez que vous êtes Suédois et que vous souhaitez vous installer en France. Trouveriez-vous facilement du travail sans parler la langue française dans une administration, dans un commerce, dans un hôpital en tant qu’infirmier ou dans une école tant qu’enseignant du secondaire en parlant seulement l’anglais et le suédois ? Je ne pense vraiment pas. Eh bien, c’est le même topo en Suède. Donc deux solutions : soit vous trouvez du travail avant de partir, soit vous en cherchez sur place mais cela implique que vous ayez accès à des entreprises d’envergure internationale qui sont surtout présentes dans les grandes villes. Si tel n’est pas le cas, il faut passer par la case apprentissage de la langue, éventuellement reprise d’études ou stage. Dans tous les cas, il faut demander l’équivalence de ses diplômes. Il faut prendre un compte que la réponse est longue, jusqu’à 9 mois d’attente. Il peut alors être intéressant de faire la demande depuis la France, avant de partir.

Enfin, les Suédois sont très aidants mais seulement si vous leur demandez de l’aide. Les informations ne viendront pas à vous si vous ne les sollicitez pas. Ce point est d’autant plus important car le networking et la cooptation fonctionnent encore plus ici qu’ailleurs. Il ne faut donc pas hésiter à aller vers les Suédois et à les solliciter. Raison de plus pour apprendre le suédois, car cela est tout de même plus simple pour communiquer avec eux… Le bénévolat ou les stages (« praktik ») sont un moyen de rencontrer facilement du monde en fonction de ses centres d’intérêt et d’améliorer son niveau de langue. Les språkcafé sont aussi un bon moyen de socialisation. Il s’agit de rencontres entre migrants et Suédois autour d’un café afin d’échanger en suédois sur divers sujets. Cela permet de pratiquer la langue, d’améliorer son oral et de sociabiliser. Certaines écoles privées comme Medborgarskolan ou l’église suédoise organisent gratuitement dans toute la Suède. Ce type de rencontres est souvent animé par des retraités suédois.

La question du logement

C’est l’un des points les plus délicats en Suède. Il y a une grosse crise du logement en Suède, où que l’on soit. Pour trouver un logement, il faut soit acheter (ce qui est souvent le plus simple car il n’y pas vraiment de marché locatif en Suède et il faut parfois attendre plusieurs années avant d’obtenir une location), soit louer par le biais de la commune qui vous mettra sur liste d’attente. Vous n’aurez alors pas vraiment le choix et devrez souvent accepter ce qu’on vous donne sans rechigner car il n’est vraiment pas possible de faire la fine bouche dans les conditions d’un marché locatif extrêmement tendu.

Dans tous les cas, il faut un personnummer qui vous permettra d’ouvrir un compte bancaire en Suède qui est obligatoire si vous souhaitez acheter un logement même si vous avez l’argent disponible. Car cet argent doit être en couronnes suédoises et transiter par un compte bancaire suédois. Pour avoir ce personnummer, il faut déjà être sur place et pouvoir justifier :

  • d’un contrat de travail
  • ou d’une somme d’argent suffisamment importante mensuellement (1100 euros par mois environ) ainsi qu’un relevé de compte pour pouvoir vivre sans dépendre de la communauté
  • ou d’une inscription à une université suédoise en tant qu’étudiant
  • ou que l’on vient en Suède pour développer son activité en tant qu’entrepreneur
  • ou que l’on rejoint un conjoint qui travaille déjà sur place (et qui est donc déjà plus ou moins installé).

Il n’est pas possible pour les demandeurs d’emploi de demander un personnummer sans ces conditions.

Sans ce personnummer, vous ne pouvez rien faire en Suède : pas d’accès aux soins de santé gratuitement, pas d’accès à un compte bancaire, pas d’accès au logement, pas de téléphone portable ni d’internet, pas d’accès à l’école suédoise pour les enfants, pas d’accès aux cours de langue dispensés par le SFI et pas d’inscription à la commune pour obtenir un logement.

Bref, c’est le jeu du serpent qui se mord la queue. On m’a souvent parlé d’astuces en tous genres pour détourner le problème du personnummer mais je me demande parfois si cela ne relève pas davantage du mythe ou de la légende car je n’ai jamais vu les étrangers autour de moi procéder autrement que ce que je viens d’énoncer (sauf pour les réfugiés qui ont un statut particulier et qui sont totalement pris en charge par la société suédoise). J’ai aussi parfois l’impression qu’à chaque personne, il existe des situations particulières. Dans mon cas, en tant qu’Européenne, je dépends des lois européennes. A titre d’exemple, en discutant avec une amie marocaine qui habite en Suède, j’ai réalisé que j’avais moins d’aides financières qu’elle. Mais elle est aussi confrontée à d’autres situations auxquelles je ne suis pas confrontée : obligation de passer le permis suédois (mon permis français est valable en Suède), attente de plusieurs mois avant de pouvoir rejoindre son mari en Suède, etc. Elle a besoin de papiers spécifiques pour pouvoir résider en Suède qu’elle doit renouveler tous les ans malgré le personnummer. A l’inverse, un résident européen peut passer jusqu’à six mois en Suède sans personnummer (mais il n’aura tout de même pas accès à tous les avantages qu’apportent le personnummer). Il n’y a donc pas de situations idéales, juste des situations qui peuvent diverger en fonction des nationalités. Et pour obtenir l’information, c’est là que tout devient compliqué, car il faut parfois mener un vrai travail d’investigation et croiser tout ce qu’on entend à droite et à gauche avant de comprendre le problème. D’où là encore l’importance de maîtriser la langue pour ne pas perdre trop de temps à comprendre les ressorts administratifs suédois qui sont dignes parfois du système français.

Comment faire pour assurer un traitement longue durée ou un suivi gynécologique en Suède ?

Rien de plus simple. Il suffit de prendre rendez-vous dans votre Vårdcentral (l’équivalent d’un dispensaire). La demande de rendez-vous se fait soit en ligne (via le 1177 si vous avez un personnummer et un BankID (application qui s’installe avec votre banquier suédois sur votre smartphone), soit directement par téléphone ou au Vårdcentral. Vous serez d’abord reçu par une infirmière qui décidera de la nécessité de voir ou non un généraliste ou, si c’est vraiment très important, un spécialiste. Les infirmières sont habilitées à délivrer des ordonnances et elles jouent un premier filtre dans l’accès aux soins.

Pour ce qui est du suivi gynécologique, on est convoqué automatiquement par courrier pour les examens obligatoires (frottis, mammographie, etc). La première année en Suède conduit à un examen obligatoire pour les femmes. Pour ce qui est du mode de contraception qui nécessiterait l’intervention d’une gynécologue, il suffit de contacter la « barnmorska » (sage-femme) qui a réalisé votre frottis, par exemple, la première année de votre arrivée.

Si une prise de sang est à faire, vous pouvez la faire immédiatement après le rendez-vous avec le médecin car il est courant qu’il y est aussi un laboratoire d’analyse de sang au Vårdcentral. Les médecins ne délivrent pas d’ordonnance. Il suffit de se rendre dans une pharmacie après le rendez-vous médical et de donner votre personnummer. Le pharmacien vous délivrera alors la prescription qui aura été télétransmise immédiatement sur votre journal médical en ligne durant le rendez-vous médical.

Et bonne nouvelle : il est possible de demander un traducteur dans sa langue maternelle si on n’assure vraiment pas en anglais ou en suédois.

En revanche, si vous avez un souci de santé qui nécessite une urgence, n’attendez pas et rendez vous directement aux urgences de l’hôpital. Car dès que l’on sort de la routine habituelle, cela peut devenir très compliqué et il peut alors être difficile d’être suivie correctement. Cela vaut d’ailleurs pour tous les types de problème de santé.

La vie des enfants en Suède

Le système de garde

La Suède est incontestablement un pays incroyable pour avoir et élever des enfants. Tout est organisé autour de la vie de l’enfant ce qui facilite grandement la vie des parents. Le temps de travail est ainsi organisé pour que les parents puissent rentrer du travail autour de 16/17h afin de s’occuper de leurs enfants. Même s’ils commencent leur journée assez tôt (parfois avant 8h du matin), le rythme est davantage calé sur celui des enfants qui ont tendance à se lever naturellement tôt. Ils sont ainsi moins fatigués et donc moins propices aux crises. Quant aux parents, ils sont moins stressés donc moins propices à s’énerver. Le congé parental est rémunéré à hauteur de 80% du salaire durant un an et il est partagé entre les deux parents. Pour celles ou ceux qui n’ont pas travaillé au moins durant un an pour pouvoir bénéficier de cette aide, ils toucheront le congé parental de base qui se situe autour de 500 euros par mois (statut de « mammaledig » ou de « pappaledig »).

Tous les enfants à partir de l’âge d’1 an ont la possibilité d’aller à l’école (förskola jusqu’à 6 ans et ensuite ce sera la skola). Jusqu’à l’âge d’1 an ce sont les parents qui gardent l’enfant. Il n’y a pas de système de nounou ou de baby-sitting là où j’habite. Le temps de travail permet aux parents de s’occuper de leur enfant. En cas d’enfant malade, il est tout à fait normal de s’absenter de son travail, jusqu’à 5 jours consécutifs sans avoir à fournir de justificatif. La förskola ressemble davantage à une crèche pour les enfants de 1 à 2 ans puis à une école maternelle jusqu’à l’âge de 6 ans. En revanche, si on ne travaille pas ou qu’on n’étudie pas, on a le droit qu’à 15 heures d’école par semaine. Les horaires sont adaptés à ceux des parents qui travaillent dans la mesure du raisonnable (il est rare de voir un enfant dépasser les 40 heures de förskola par semaine).

Comment inscrire son enfant de moins de 6 ans à la förskola ?

Personnellement, j’ai fait le choix d’inscrire mon enfant dans une école suédoise pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il n’y a pas d’école française où j’habite. Ensuite, je ne courrais pas spécialement après le modèle éducatif français ou international et cherchais à ce que ma fille apprenne rapidement le suédois par immersion pour pouvoir s’intégrer plus facilement. Donc le système éducatif suédois me convenait tout à fait d’autant plus que la pédagogie suédoise se base, entre autres, sur les principes de la pédagogie dite alternative « Emilio Reggia« . Le rythme de l’enfant est pris en compte, l’apprentissage est individualisé et l’assimilation des règles sociales a une importance fondamentale.

Une fois que j’avais fait le choix se posait la question de l’inscription. Comment faire pour inscrire son enfant à l’école suédoise ? Il faut tout d’abord télécharger un formulaire sur le site de la commune dont on dépend et indiquer quatre choix d’écoles différentes par ordre de préférence. En général, comme on ne sait pas à quoi cela correspond, on y va à l’aveuglette en prenant de préférence celles qui sont le plus proche du futur domicile. Il n’est pas obligatoire d’avoir un personnummer pour faire la demande. Il faut quand même avoir une adresse suédoise à communiquer. Le personnummer sera en revanche obligatoire lors de l’inscription définitive de l’enfant à l’école. La commune s’engage à trouver une place dans les quatre mois qui suivent l’envoi de la demande. Pour ma part, nous avons une place dans l’école de notre premier choix au bout de presque quatre mois. Nous avons alors reçu un courrier qui nous indiquait qu’il y avait une place disponible pour notre enfant dans telle école à partir de telle date et que la responsable de l’école allait nous appeler pour nous expliquer comment on allait procéder.

Comment se passe l’intégration à l’école suédoise ?

L’intégration dure normalement une semaine mais elle aura duré presque trois semaines pour ma part car ma fille en avait besoin. On passe d’abord toute la semaine à l’école avec son enfant et, ensuite, on ne fait plus que quelques heures avant de le laisser totalement seul.

Pour ce qui est de la skola (école primaire et collège dit « grundnivå ») ou du gymnasieskola (équivalent du lycée), il est possible de bénéficier d’une classe de transition durant une année. Les enfants qui ne parlent pas suédois sont accompagnés dans l’apprentissage de la langue et bénéficie d’un tuteur dans leur langue maternelle. Les matières sont peu à peu ajoutées jusqu’à intégrer le cursus suédois normal. Quant aux parents, ils ont le droit de demander un traducteur durant les réunions parents-professeurs. Pour plus d’informations sur le fonctionnement de la skola, je vous invite à consulter mes articles sur la rentrée à la skola et une journée type à la skola.

Comment obtenir le « barnidrag », aide financière lorsqu’on a des enfants ?

Normalement, tous les parents ont droit à l’équivalent en moyen de 1200 couronnes suédoise par mois (le fameux « barnidrag« ) et par enfant pour compenser le coût de l’école qui varie en fonction des revenus du ménage. Cette aide parvient automatiquement sur le compte bancaire de chacun des parents (la somme est divisée équitablement) dès que les deux parents ont pu transférer leurs droits de la sécurité sociale française à la Suède. Dans mon cas, la situation n’est toujours pas réglée car ne travaillant pas en Suède (la situation du conjoint n’entre absolument pas en compte car seule celle de la mère importe), je n’ai pas de droits ouverts à la Försakrinskassan en tant que salarié (équivalent de la caisse maladie). Cela n’empêche néanmoins pas d’être pris en charge pour les soins de santé car ce sont deux choses totalement différentes. Il a donc fallu que je me fasse radier de la sécurité sociale française (il n’est pas possible de dépendre de deux sécurités sociales en Europe) et que je demande à ce que la sécurité sociale française me remplisse un formulaire E104 à partir de mes activités salariées effectuées en France ces deux dernières années (attention, il faut pouvoir fournir des certificats de travail ou prouver les périodes de chômage). Bref, lorsque j’arriverai à avoir le « barnidrag », l’école sera ainsi totalement gratuite pour mon enfant (cantine et activités incluses).

Le système de santé pour les enfants

Les enfants ont accès à tous les soins de santé gratuits pour eux. Ils ont des rendez-vous obligatoires à des âges clefs (la visite des 3 ans, par exemple). On reçoit alors une convocation au Vårdcentral. Autrement, le processus de prise de rendez-vous est le même que pour les adultes. En général les enfants ont obtenu un personnummer en même temps que leurs parents qui les suivra tout au long de leur vie en Suède. Il est aussi possible de souscrire à une assurance de santé qui permettra, moyennant une quarantaine d’euros par mois d’avoir accès à des soins plus rapides et à des cliniques privées qui, semblent-ils, ont plus de moyens que l’hôpital. La Suède n’échappe pas elle non plus à la tendance générale en Europe de la « médecine à deux vitesses ».

Pour résumer, avant de partir…

A faire depuis la France :

  • Prévenir le service des impôts de votre départ et de votre changement de résidence fiscale (si vous le souhaitez mais c’est quand même plus simple à gérer). On devient résident fiscal du pays où l’on génère le plus de revenus. Pour pouvoir notamment bénéficier du barnidrag, il faut être résident fiscal suédois.
  • Remplir le formulaire E303 par Pôle emploi le jour de votre départ pour bénéficier du rapport d’allocations pendant 3 mois en Suède. Il est possible de bénéficier de 3 mois d’allocations si on démissionne de son travail pour suivre son conjoint qui a trouvé un travail à l’étranger.
  • Demander l’équivalence des diplômes français.
  • Pour les femmes qui n’ont pas de contrat de travail en Suède : prévenir la sécurité sociale sans se désinscrire tant que la fin des droits de Pôle emploi ne sont pas arrivés à terme.
  • Se renseigner auprès de la sécurité sociale française pour le formulaire E104 qu’il faudra faire compléter une fois les droits au chômage finis ou avant le départ s’il n’y pas d’indemnités possibles par Pôle emploi.
  • Prévenir les établissements scolaires des enfants et demander un certificat de radiation.
  • Inscrire les enfants dans une förskola (si le logement a été trouvé).
  • Vendre ou louer son logement si vous êtes propriétaires ou envoyer son préavis de départ à son bailleur.
  • Mettre en place un transfert d’adresse auprès de La Poste pour le courrier et prévenir les administrations du changement d’adresse.
  • Résilier les différents abonnements en cours (internet, edf, etc).
  • Trouver un déménageur international et prévoir une à deux semaines entre le déménagement et l’arrivée des meubles.

A faire en arrivant en Suède :

  • Demander son personnummer au Skatteverket.
  • S’inscrire à l’Arbetsformedlingen en présentant le formulaire E303 (cela requiert de remplir un rapport d’activités tous les mois et il faut vraiment justifier de nos recherches d’emploi en Suède). Vous avez 10 jours pour effectuer la démarche.

Une fois le personnummer en poche :

  • Ouvrir un compte en banque.
  • Trouver un logement. L’électricité et l’eau sont compris dans les charges à verser à la commune ou à l’association qui fait office de copropriété de votre logement.
  • S’inscrire au SFI.
  • Prévenir la commune pour la förskola.
  • Prendre un abonnement auprès d’un opérateur mobile et auprès d’un opérateur internet.
  • Souscrire éventuellement à une assurance santé pour les enfants.
  • Et pour le reste, les choses se feront naturellement au fil de la découverte et de la compréhension de votre nouvelle vie ! Lycka till 🙂

NB : Pour les familles qui déménagent en Suède, il est, à mon sens, plus pratique de procéder en en deux temps : celui ou celle qui a trouvé un travail sur place a intérêt à partir en premier afin de baliser le terrain et afin de trouver un logement pour toute la famille une fois le personnummer en poche. La séparation devrait prendre entre 1 à 2 mois.

4 réflexions sur “Ce que j’aurais aimé savoir avant de partir

  1. pascal Godfroy

    Bonjour,
    J’envisage de déménager en Suède. Je suis papa célibataire et seul parent (je précise suite à votre commentaire pour le barnidrag) de ma fille Lucie 😉 .
    J’ai du mal à appréhender la temporalité de ce déménagement. C’est surtout l’histoire du logement qui m’interroge. Comment organiser un déménagement lorsqu’on n’a pas de logement sur place ?
    En tout cas merci pour tout vos conseils, qui vont pour sur être très précieux.

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    1. mathildegautier

      Bonjour,
      Je vous remercie pour votre retour. La clef du départ vous concernant est d’avoir un travail sur place avant de déménager. Soit vous partez en tant qu’expatrié et ce sera très simple car vous n’aurez pas grand chose à faire (c’est l’entreprise qui gère tout pour vous), soit vous trouvez un contrat local et cela demande plus de temps (rien que pour trouver un emploi, déjà). C’est notamment cet emploi qui permettra de tout débloquer avec notamment l’obtention du personnummer, numéro qui vous facilitera notamment l’accès au logement, surtout si vous êtes un papa célibataire (mais vous aurez alors peut-être le logement social qu’on vous attribuera directement si vous en faites la demande auprès de votre commune suédoise mais vous ne pourrez peut-être pas le choisir dans un premier temps… mais les logements sociaux en Suède sont en général de très bonne qualité). Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à votre employeur pour toutes les démarches administratives. Bon courage pour ce beau projet mais qui prendra nécessairement du temps à se faire (14 mois pour ma famille entre la recherche d’un emploi, du logement et le déménagement). Je vous souhaite d’être un papa heureux en Suède 🙂

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  2. Aurel

    Bonjour,
    Je vais partir vivre en Suède dans quelques mois. Pourriez-vous préciser les modalités d’obtention du congé parental rémunéré à hauteur de 80% du salaire durant un an ?
    Vous mentionnez qu’il faut au moins avoir travaillé un an en Suède avant de pouvoir l’obtenir. Est-ce un délai fixe quel que soit l’entreprise dans laquelle on travaille? Par ailleurs si ma femme ne travaille pas en Suède, puis-je envisager de prendre la totalité de congé?
    Merci pour vos infos 🙂

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    1. mathildegautier

      Bonjour,

      Je vous invite à vous renseigner directement auprès de la caisse de sécurité nationale suédoise pour obtenir les informations concernant votre situation (en anglais) : https://www.forsakringskassan.se/privatpers/foralder/!ut/p/z1/04_Sj9CPykssy0xPLMnMz0vMAfIjo8ziTTxcnA3dnQ28_U2DXQwczTwDDcOCXY1cnYz0w8EKDHAARwP9KEL6o1CVWLgbmxo4BgYYGpv4G3l5BRtAFeCxoiA3wiDTUVERAFhWL5I!/dz/d5/L0lDUmlTUSEhL3dHa0FKRnNBLzROV3FpQSEhL2Vu/?keepNavState=true

      Ce sont eux les mieux placés pour vous répondre à ces questions de rémunération.

      Une chose est sûre : vous ne pourrez pas prendre la totalité du congé car il est nécessairement à partager entre les deux parents. En général, les pères suédois prennent trois mois (c’est la norme tacite en entreprise). D’autre part, je ne sais pas s’il est possible de partir en congés parental alors même que vous commencez un nouveau travail. Il faut probablement avoir déjà cotisé. Enfin, il faut aussi que vous ayez été radié de la sécurité sociale française et cela peut prendre un certain temps (à ne pas faire si vous n’avez pas votre personnummer autrement vous ne serez couverts par aucun pays en cas de problème de santé).
      Tout cela est à vérifier auprès de la Forsakringskassan. Chaque cas est particulier !

      Lycka till !

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