Apprendre le suédois avant de partir

Partir en Suède, oui. Mais faut-il parler nécessairement le suédois pour vivre sur place et pour trouver du travail ? Certains diront qu’un bon anglais opérationnel suffira pour trouver un emploi dans une grande ville suédoise comme Stockholm. Il faut savoir que les suédois sont presque tous anglophones. Le quotidien peut très bien s’assurer en anglais y compris les tâches administratives à effectuer comme s’enregistrer aux impôts à son arrivée ou acheter un appartement. De même les films à la télévision sont tous en anglais sous-titrés en suédois.

Si la maîtrise de l’anglais est bonne, on peut donc s’installer en Suède sans nécessairement parler le suédois. Néanmoins, pour s’intégrer dans la durée dans le pays, c’est une autre histoire. Il est important à terme de parler le suédois pour comprendre la culture, le pays et surtout… les suédois. C’est toujours mieux de parler la langue du pays dans lequel on habite pour pouvoir établir des liens et comprendre son quotidien sans le relais d’une autre langue.

Pour ma part, avant de partir pour la Suède, j’ai tout de même préféré apprendre quelques notions de suédois pour pouvoir m’intégrer plus facilement une fois sur place.

Pour commencer, je me suis inscrite sur BABBEL : il s’agit d’une application (accessible également sur internet) qui propose d’apprendre au choix quatorze langues, dont le suédois. Les offres proposées sont plutôt accessibles : entre 10 euros (pour 1 mois) et 5 euros par mois si on s’engage sur une durée de 12 mois. Les leçons doivent se faire régulièrement pour une assimilation plus facile. Il est possible de n’en faire que 5 minutes ou beaucoup plus en fonction du temps dont on dispose. L’apprentissage est intuitif, basé sur la répétition et l’oralité. Il est possible de faire également des exercices de grammaire à l’écrit (on complète phrases à trous sur son écran et les mots sont ensuite répétés à l’oral pour pouvoir les intégrer plus facilement). Cette méthode est intéressante car elle permet de travailler à son rythme et permet une grande flexibilité. Elle s’inspire de l’apprentissage d’une langue maternelle qui repose sur l’oralité en favorisant l’écoute et la répétition. Il s’agit somme toute d’une méthode proche de celle proposée par Wall Street English (pour l’anglais) et qui a déjà fait ses preuves. L’approche par l’oralité est particulièrement pertinente pour le suédois qui est une langue assez complexe au niveau de la prononciation pour un français : le suédois mange beaucoup de syllabes et l’écrit n’a rien à voir avec l’oral. Ainsi, un mot comme SEDAN (qui signifie PUIS) se prononcera <SÊN> ou encore HETER (appeler) se prononce sensiblement de la même manière que ÄTER (manger)… pas facile quand on n’a pas l’oreille subtile !

Le seul inconvénient que l’on peut reprocher à la méthode Babbel est que l’on est seul face à son écran et que l’on peut vite perdre sa motivation si on n’est pas suivi ou coaché par un prof. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je me suis finalement inscrite aux cours grands débutants proposés par  l’Institut Suédois à Paris. L’institut suédois est un endroit charmant, logé dans un ancien hôtel particulier au plein cœur du Marais. On peut y voir des expositions, y boire un café dans un grand mug (parfois ébréché et  cela a tout son charme) et y manger des spécialités suédoises, dont le fameux Kanelbulle. Attention, ne pas oublier de déposer en partant son assiette ou sa tasse. Ici, on fait comme en Suède : on laisse l’endroit propre pour le suivant et on se prend en charge !

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L’inscription pour les cours de langue se fait début septembre pour le 1er trimestre puis fin décembre/début janvier pour le 2e trimestre pour un coût de 325 euros. Ce à quoi il faut ajouter l’achat des manuels soit environ 55 euros : il s’agit de la méthode officielle pour apprendre le suédois partout dans le monde. Les manuels sont d’ailleurs entièrement rédigés en suédois, ce qui peut paraître un peu déroutant au début (car il est bien entendu qu’on ne comprend absolument rien du tout…) Il faut pouvoir s’investir sérieusement car la seule présence/participation ne suffit pas : il faut s’astreindre à des exercices réguliers et assez conséquents (il faut compter au moins une bonne demi-heure) entre chaque cours. Les cours ont lieu 1h30 une fois par semaine par groupe de dix personnes environ et sont dispensés par des natifs du pays, ce qui est plutôt sympa car peut vraiment s’intéresser davantage à la culture et aux traditions. Normalement, à la fin des deux semestres, on doit avoir atteindre le niveau A2 (niveau maximal atteint avec Babbel), c’est-à-dire qu’on peut commencer à « comprendre des phrases isolées et des expressions fréquemment utilisées en relation avec des domaines immédiats de priorité (par exemple, informations personnelles et familiales simples, achats, environnement proche, travail) ». (Source : France Langue). L’institut suédois propose tous les niveaux d’apprentissage de la langue (A1 à C2). Il propose également des manifestations culturelles spécialement réservés pour les étudiants, comme la projection d’un film suédois une fois par mois. Pour Noël, l’Institut suédois a organisé un défilé de la Sainte Lucie durant lequel on pouvait chanter des chansons traditionnelles et boire le fameux vin chaud, le GLÖGG.

J’ai vraiment apprécié ces cours de suédois où j’ai eu l’impression de progresser assez rapidement et de pouvoir poser toutes les questions que j’avais en tête (c’est peu dire…). La dynamique du groupe était vraiment sympa et chaleureuses. Le profil des personnes qui suivaient le cours étaient principalement des enseignants (le mercredi après midi, forcément…) tous passionnés par la Suède ou encore d’origine suédoise ou encore mariée/en couple avec des suédois (principalement des femmes dans ce cas précis).

Je vais maintenant reprendre Babbel qui me servira de relais et me permettra d’entretenir mes bases en attendant de pouvoir m’inscrire aux cours proposés gratuitement par la municipalité où je vais m’installer. Pour cela, il faut que j’obtienne mon « personnummer », l’équivalent de la « green card » suédoise. Et cela peut prendre un certain temps, comme je l’expliquerai dans un autre billet…

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